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Entre mythe et réalité : quel est le juste coût de possession d’une infrastructure de cloud privé ?
Le 08-Jun-2012
Information Services Group (ISG) s’interroge sur le coût d’une infrastructure de cloud privé. L’approche cloud pour un DSI est en effet une nécessité qui entraîne de nombreux questionnements

Si l’on aborde la question du point de vue du DSI d’un grand groupe, il est évident que le fait de ne pas afficher une approche cloud tient aujourd’hui de la faute professionnelle.

Tous les DSI ont des projets dans le domaine. Au-delà de l’intérêt de ces projets et de ces stratégies, il s’agit également pour le DSI d’être en cohérence avec ses pairs et aussi avec sa direction générale. Une absence de stratégie cloud interne à la DSI pourra décupler les velléités des directions métiers d’aller voir ailleurs, en écoutant les sirènes des offres de cloud public si attractives lorsqu’on ne gratte pas le vernis marketing.

L’intérêt d’une approche cloud interne est de cristalliser les différentes initiatives existantes et d’identifier des stratégies cohérentes qui vont permettre d’en limiter la complexité, tout en gardant les coûts sous contrôle.

« Si le choix d’architecture s’est porté sur un cloud privé, les risques de sécurité sont considérablement réduits. Il convient ensuite de s’orienter vers le mode de sourcing adapté, entre une internalisation totale ou la gestion par un tiers.», déclare Julien Escribe, Partner chez Information Services Group.



La règle essentielle avant toute mise en place : bâtir un Business Plan et un Retour sur Investissement Cible

Les aspects Business Plan et ROI sont essentiels. Il est primordial de trouver une justification économique à la mise en place du cloud privé. Ce Business Plan aide beaucoup le DSI, qui part souvent d’une structure de départ assez lourde à gérer (environnement legacy par exemple). Or, le DSI cherche avant tout de la flexibilité dans la mise en place du cloud privé.

« La règle numéro 1 est d’avoir préparé une baseline. Lorsque les fondations du projet sont en place, il convient de chiffrer les économies tangibles, ce qui constitue la priorité essentielle. Pour ce qui est des économies intangibles, nous conseillons à nos clients de les sous-estimer. Il faut éviter un effet "Don Quichotte" qui irait chasser des moulins… », explique Julien Escribe.



Dans les projets de cloud privé, il faut introduire une panoplie d’éléments qui vont permettre de calculer le ROI. Avant tout, la baseline va permettre d’identifier les forces et les faiblesses de la situation de départ.

L’évaluation des éléments logiciels est critique. Une attention toute particulière doit être apportée aux coûts des licences et de la maintenance logicielle. Le portage des applications vers l’environnement cloud privé viendra souvent peser sur la rentabilité du projet.



Le DSI devra aussi déployer des efforts importants en interne pour mettre en avant son projet. Il s’agit en effet de mener un lobbying très important en interne et les avant-gardistes engagés sur ce type de projet peuvent avoir beaucoup de mal à s’imposer.

Ensuite, il est primordial de veiller à la mise en place des bons outils, puisque le fait de bâtir un cloud privé implique de revoir les processus d’orchestration et d’intégration.


La mise en place éventuelle d’un POC (Proof of Concept ou démonstration de faisabilité), ajoute une étape coûteuse, mais bien souvent indispensable.

« Dans tout cela, il faut également laisser de la place pour gérer l’inconnu. Une période de tests agressive doit être menée, durant laquelle il faut tester et tester encore la nouvelle solution intégrée », insiste Julien Escribe. « Le changement de métier des opérationnels implique d’avoir une relation plus forte avec les clients. Cela va générer de la peur et causer des freins, et l’on sait au préalable qu’un chantier de conduite de changement sera à mener



Des exemples concrets avec de 2 grandes banques internationales

On peut ici citer le cas de 2 banques internationales qui ont suivi des démarches différentes.

L’une a opté pour la gestion en parallèle de deux technologies de cloud privé auprès de 2 leaders du marché. La banque a conservé ces 2 pilotes avant de faire un choix définitif. Actuellement, chaque environnement présentant des intérêts propres, la banque continue à les gérer en parallèle.


Dans le cas de l’autre banque, qui menait un projet à grande échelle dans un pays européen, il fallait prendre en compte un environnement Mainframe (legacy) qui allait disparaître. Ce besoin de conversion a facilité le calcul du ROI du projet. Lorsque la réflexion fut menée à son terme et que le choix du fournisseur fut fait, un écueil très concret a provisoirement compromis le projet : le jour où les racks de la solution intégrée devaient être installé dans le datacenter, ceux-ci ne passait pas par la porte trop étroite. Il a fallu démonter et remonter comme des LEGO les éléments de la solution. A part cette anecdote, le projet est un succès.



Etablir des critères de comparaison et accepter qu’un coût de possession universel reste encore un non sens

Il est important de savoir à qui l’on se compare : est-ce à la baseline ou aux autres cas d’école ? C’est l’un des points essentiels sur lequel Information Services Group conseille ses clients.


« Un coût de possession ’universel’ n’a pas de sens aujourd’hui, déclare Julien Escribe, et le pragmatisme doit dépasser le discours marketing des acteurs du cloud »

Il s’agit d’anticiper les coûts du changement interne et de rester serein par rapport aux politiques de pricing qu’on voit fleurir sur le cloud public.

« Quant au vrai retour sur investissement, on ne pourra le mesurer qu’à la fin du projet, si on réalise un retour d’expérience après le projet », conclut Julien Escribe.


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