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Les chartes informatiques bientôt réconciliées avec Facebook et Twitter ?
Le 10-May-2012
Après avoir longtemps banni l’utilisation des réseaux sociaux sur les ordinateurs professionnels mis à disposition de leurs employés, les entreprises sont chaque jour plus nombreuses à assouplir leur charte informatique. Une décision pragmatique, motivée paradoxalement par la recherche d’une meilleure productivité sur le lieu de travail, estime Rebecca Krief, consultante chez Kurt Salmon.

Aujourd’hui, selon une étude menée par Iron Moutain, plus de 80% des chartes informatiques interdisent l’accès à plusieurs catégories de sources d’informations que les entreprises considèrent comme un divertissement. Réseaux sociaux, mails personnels, sites de partage de vidéos ou parfois même sites d’actualités ou moteurs de recherche sont autant d’exemples de sites auxquels les employés n’ont souvent pas accès.


Une restriction qui a ses raisons… (ou qui les avait)

Ces restrictions n’ont pas été mises en place pour léser les utilisateurs, mais pour répondre en particulier à deux enjeux majeurs :

- L’accès à des sites Web non sécurisés ou permettant aux employés de partager de l’information présente un risque pour la sécurité des données et peuvent constituer une porte d’entrée pour les spyware, virus ou même hackers qui cherchent à infiltrer le réseau d’entreprise.

- Cette utilisation personnelle du matériel informatique d’entreprise est considérée comme un véritable frein à la productivité des employés. Et si en 2007 on passait en moyenne 3 minutes par jour sur les réseaux sociaux, c’est aujourd’hui environ 15 minutes qui y sont consacrées, et plus d’1h par jour passée sur Internet au travail.

Malgré ces impacts réels, les politiques des entreprises doivent être remises en cause. En effet, c’est avec la Génération Y, pour qui le smartphone constitue l’outil de communication par excellence, que le nomadisme numérique est devenu la norme. C’est pourtant cette même génération qui se retrouve confrontée à une interdiction d’utiliser réseaux sociaux ou autres médias sur son lieu de travail, y accédant au final sur son téléphone personnel, explique Rebecca Krief – consultante chez Kurt Salmon.

Mais accéder à un site d’information ou à un réseau social sur un smartphone est bien moins confortable que sur un écran d’ordinateur et demande donc plus de temps à l’utilisateur. Que dire de la productivité des ressources dans ces cas ?

De plus, une génération née avec la technologie au bout des doigts n’hésite pas à contourner les restrictions, remettant alors en cause les questions de sécurité invoquées par les DSI. On peut par exemple citer l’utilisation des smartphones comme modem, qui permettent à leurs utilisateurs de contourner la connexion réseau d’entreprise.

Enfin, cette utilisation en dehors des circuits prévus par les DSI empêche tout contrôle de la part de l’entreprise, causant des risques bien plus importants qu’un usage encadré.


… mais qui ne cesse d’évoluer

Certaines entreprises ont pris en compte cette évolution et s’adaptent. Elles proposent ainsi à leurs salariés une charte informatique plus souple. Un grand nom de l’industrie agroalimentaire française autorise à ses employés l’accès à tous les réseaux sociaux, mais avec un compteur journalier se bloquant au bout de 30 minutes de consultation. Ailleurs, une société du secteur de l’énergie permet l’utilisation des réseaux sociaux à ses salariés, en leur proposant une charte de bonne conduite qui les engage à modérer eux-mêmes leur utilisation d’Internet et les encourage à en faire un outil de travail à part entière.

Les salariés disposant de ces solutions affirment ressentir moins de frustration, être plus détendus au travail et sont enclins à faire preuve d’auto-modération quant à l’utilisation de ces médias.

Au-delà de la satisfaction apportée aux utilisateurs, les entreprises peuvent également tirer parti de l’usage encadré des réseaux sociaux. Elles peuvent par exemple proposer à leurs employés de devenir fan de leur entreprise sur Facebook ou de poster des actualités professionnelles sur un compte Twitter.

D’autres se refusent encore à ce type d’amendements dans leur politique, et préfèrent proposer des solutions plus strictement encadrées, telles qu’un réseau social d’entreprise ou une messagerie instantanée interne. Pour autant, ces solutions restent palliatives et n’auront pas le même impact car c’est à leur propre réseau social, personnel et extérieur à l’entreprise, que les utilisateurs veulent avoir accès.

Quelle que soit l’approche retenue, chaque DSI devra prévoir un encadrement des pratiques, strict ou plus permissif, sans omettre les éventuelles conséquences juridiques ou d’image portées par une génération d’utilisateurs avide de libertés et prête à les revendiquer.

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